Dimanche 09 Juillet à Agadez. NIGER
Il nous faudra seulement une douzaine d’heures pour relier Niamey à Agadez. Plus nous montons au Nord vers le Sahara et plus la température augmente. Quelques centaines de km avant Agadez nous nous retrouvons en plein désert, une chaleur insupportable, rien à l’horizon si ce ne sont ces mirages qui finissent par me persuader que le bus roule entre des étendue d’eau, c’est très mauvais pour le moral surtout par une chaleur pareille, l’envie d’aller piquer une tête dans ces lacs inexistants devient une obsession. Une bouteille d’eau glacée commence à occuper mes pensées, j’ai depuis longtemps déjà bu mes dernières gouttes d’eau chaude. De temps en temps on traverse un petit village, on se demande comment les gens peuvent survivre ici. Le bus fait halte dans village sans eau ni électricité, dans une boutique on trouve enfin à boire, le vendeur sort de sous ses couvertures une bouteille poussiéreuse de jus de fraise, je ne fais qu’une gorgée de cette boisson que l’on n’oserait même pas toucher en France. Je n’ai pas encore bu l’eau que l’on vend dans des petits sachets, certains paraissent potables, d’autres non, on verra ça plus tard. Dans l’après-midi on arrive enfin à Agadez.
Les parents nous accueillent à la gare routière puis on part chez eux, ils n’ont pas de maison mais ils possèdent un terrain où ils ont monté leurs tentes touaregs, il n’y a bien sur ni eau ni électricité. Ils m’accueillent très chaleureusement dans leur « campement », ils sont une dizaine à vivre ici mais la famille se composant de plusieurs centaines de personnes qui passent leur temps à venir se saluer entre eux, des gens défilent toute la journée, n s’assoit sur les tapis, on boit le thé puis ils repartent. Le papa qui a 3 femmes passe en général la journée avec nous puis le soir venu il s’en va chez une autre de ses femmes. Ce dernier souffre d’un horrible mal de dents ce qui provoque des maux de tête, cet homme qui a passé sa vie dans le désert est sûrement loin d’être un douillet et pourtant il tien à peine debout. Il me demande des médicaments, produit de luxe ici, je n’ai que du Doliprane à lui offrir, mais l’important pour lui est d’avaler des comprimés, n’importe quoi pourvu que ce soit des médicaments. Je lui laisse la boîte en lui expliquant comment les prendre. Le lendemain quand je le revoit il a déjà avalé toute la boîte, il est guérit.
On prend la moto et on fait comme tout le monde, on s’arrête à chaque porte pour saluer la famille ou les amis, c’est dommage très peu de gens parlent français, seuls les jeunes qui sont allés à l’école le maîtrise à peu près, mes quelques mots de Tamachek ne me permettent pas une conversation très évoluée.
On se ballade en ville, la quasi-totalité des maisons est en banco (sorte d’argile), quelques rues seulement sont goudronnées, on va voir la fameuse mosquée en banco elle aussi su 15è siècle, édifice impressionnant qui s’élève au dessus des maisons.
Ici il fait très chaud, le mode de vie s’est adapté en conséquence. En général on se lève avec le jour vers 6h00, aux alentours de 10h00 quand la chaleur est trop forte on rentre au campement, on s’allonge sous les tentes pour se reposer jusqu’à 17h00 puis on sort à nouveau, quand la nuit tombe le quartier est plongé dans le noir avec la lune comme seul lampadaire, il faut alors rentrer à la maison car la circulation devient périlleuse faute de lumière. Il faut ensuite monter les lits touareg, on sort le couvertures puis on s’allonge sous les étoiles, pas de moustiques pour l’instant, on dors tranquilles.
Avec El Hadj o a pour projet de partir à Timia, petite oasis située en plein cœur du massif de l’Aïr. On a l’intention d’y aller en camion ce sui noue coûterait 1500 CFA (environ 2,50€) pour 2 jours de trajet pour couvrir les 220 km de mauvaise piste. Pendant un moment on veut même rejoindre un des cousin qui est avec ses chameaux à 2 jours de Timia, on finirait alors le voyage à dos de chameau. Mais les choses ne sont pas si simple quand on est étranger, impossible de partir comme ça à l’aventure, il faut passer par une agence de tourisme et louer un 4x4, il faut faire une feuille de route pour être couvert en cas de problème.
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